
Introduction
Peu de temps après le 1, je me lance une fois de plus dans le second épisode. J'avais certes déjà fait le jeu à deux reprises mais cette fois c'est un peu particulier car j'ai toutes les cartes en main pour tout comprendre (ou presque).
Après le succès du premier épisode et sa fin qui donne juste envie de jouer à la suite le plus rapidement possible, le voici qui débarque 3 ans plus tard sur PlayStation 2, donc en 2002, en France. Et qui dit nouvelle console dit réhausse graphique et plus de possiblités dans la construction du jeu. Voyons ce que ça a donné...

La-li-lu-le-lo
Déjà il faut savoir que deux parcours sont disponibles. En fonction des réponses que l'on donne au lancement d'une nouvelle partie - c'est-à-dire si l'on a déjà fait le premier épisode, si on est plutôt doué ou non... - l'épisode du Tanker est disponible ou non. Ce passage, que j'ai bouclé en environ 2h, met en scène notre bon vieux Solid Snake qui à l'aide d'Otacon doit trouver le Metal Gear que cache la Marine et en rapporter les preuves. C'est l'occasion de retrouver quelques personnages bien familiers et d'en recontrer de nouveaux. L'événement majeur qui s'y déroule se trouve à la toute fin et c'est de là que découlera l'intrigue de la seconde partie.
Solid Snake et Metal Gear Ray
Alors que Solid Snake est officiellement mort et enterré, un agent de FOXHOUND est envoyé sur la Big Shell (en français "Grosse Carcasse") pour une mission top secrète et encore une fois commandée par le colonel Roy Campbell. L'un des objectifs est d'écarter le danger que représentent les bombes placées sur cette énorme structure. Si ces explosifs se déclenchent, l'écosystème se trouvant dans les eaux environnantes risque d'être contaminé pendant des générations et des générations. D'autre part, le président est retenu par le groupe, la Dead Cell, soit-disant dirigé par Solid Snake lui-même qui réclame une rançon colossale. Mais on apprend très vite que tout cela n'est qu'un voile cachant des intentions bien plus complexes.
Structure de la Big Shell
Et c'est cet agent sous le nom de code Raiden que l'on incarne. Cet homme aux longs cheveux blonds et à l'allure un brin androgyne est un combattant ayant participé à d'innombrables missions en RV (Réalité Virtuelle) mais jamais sur le vrai terrain, celui où l'on souffre et meurt. Que l'on apprécie ou non son design, Raiden est une personne au passé particulièrement torturé et à la personnalité plutôt riche. Et la force majeure de cet épisode est de boulverser tout ce que l'on sait d'un personnage pour nous sortir d'autres vérités encore plus fortes.
Raiden
Sans surprise, les autres personnages ne sont pas en reste. Ocelot (a.k.a Shalashaska) est encore et toujours présent mais il porte en lui une autre personnalité forte rencontrée dans MGS 1. Et c'est un perso over-cheaté, je le clame haut et fort xD À côté de cela on a la fille de Gurlukovitch, Olga, qui est un personnage au final important ; la Dead Cell composé de 3 membres aux capacités bien particulières. Le premier est Vamp, qui comme son nom l'indique est du genre à boire du sang et à posséder des particularités physiques hors du commun. Le second est Fatman, un gros monsieur spécialiste en explosifs qui élève sa discipline au rang d'art (un peu comme Deidara de Naruto). Le troisième est Fortune, la fille du chef des Marines qu'on voit dans l'épisode du tnaker, qu'aucune balle ni grenade ne semble atteindre. Si Fortune et Fatman sont liés à d'autres personnages importants, on ne sait pas grand chose du passé de Vamp si ce n'est qu'il est déjà mort une fois. C'est un peu dommage je trouve que pas plus d'éléments ne nous soient donnés quant à la manière dont il est devenu comme ça.


Dead Cell et Revolver Ocelot
Et bien sûr le Codec ne manque pas à l'appel ! On a même le droit à quelques ajouts gadgets comme la possibilité de déplacer un petit peu la vue sur les personnages, de zoomer et d'entendre les pensées de Raiden (toujours les mêmes) sur la pression d'une touche. En plus de certains protagonistes présents sur la Big Shell, il nous permet encore une fois de discuter avec d'autres personnages en sécurité sur leur canap' en train de manger des chips. Cette fois plus de Naomi, de Mei Ling, de Master ou de Natasha; à la place on a le droit à Rosemary, la copine de Raiden qui s'est incrusté au dernier moment dans la mission. *mode myso ON* Et comme beaucoup de filles, elle est chiante et nous bombarde de questions et de plaintes. Bon, c'est pas comme si on était en pleine mission hyper importante qui décidera de l'avenir du monde, hein. Le couple passe par tous les moments inhérents du couple approchant de la trentaine. On assiste à des passages cro mignons comme à des questionnements profonds qui concernent surtout Raiden en fait. Rosemary est au final un personnage dont on ne sait pas grand chose. Ces séquences de bavardage nous emmènent loin de la violence de la Big Shell, on en oublierait presque nos objectifs en fait.


Discussions avec le colonel Campbell et Rosemary
Car comme dans le premier épisode, la parlote occupe un pan important dans le jeu. Je dirais même que c'est encore plus présent dans cette suite. Certains passages clés enchaînent les cut-scenes et les longs discours. Faut accrocher à l'histoire et à ce style particulier pour aimer. Mais bon, ce savant mélange entre faits réels et faits fictifs donnent vie à un univers toujours aussi cohérent et hapant.
Le principal élément qu'amène cet épisode est la supposée existence des Patriotes. Ces Patriotes seraient ceux qui tirent les ficelles des États-Unis. Il s'agirait d'une organisation secrète bien plus puissante que le gouvernement américain. Ça m'a juste absolument intrigué, on en viendrait presque à se poser des questions sur le monde dans lequel nous vivons. Bouahahah je vais devenir fou ! Plus de détails dans le jeu ;)
Il y a une chose que j'ai maintes fois remarqués au cours du jeu. De nombreuses scènes et situations font référence au premier épisode. Des petits clins d'oeil cachés comme des choses assez suggestives. J'avais déjà parlé du couloir taché de sang et rempli de cadavres lors de la critique du premier épisode. Je peux aussi citer le mystérieux Deepthroat qui nous aide par Codec. Et bien sûr, on parle pas mal des événements de Shadow Moses et le légende Solid Snake.
Bref, Kojima et son équipe ont vraiment bossé dur pour fournir un des meilleurs scénarios du jeu vidéo, tout simplement. La dernière partie du jeu est juste ENORME, on comprend pas grand chose mais il se passe juste des trucs de fou et Kojima Production est douée pour nous déboussoler, ça c'est sûr. Malgré le remplacement relatif de son héros principal, la série garde toute son aura.


Freeze !
Maintenant, parlons gameplay. Rien n'a été fondalement retouché, on garde les bases du 1er épisode pour rajouter de nouvelles features bienvenues. Hallelujah ! on peut enfin tirer à la Première Personne ce qui permet une infiltration plus "contrôlée" et un tas de nouvelles possibilités. La localisation des dégâts est présente (eh oui !), ce qui nous donne plusieurs moyens de nous servir de nos ennemis (mouahahahahah). Si l'on veut désarmer un ennemi, il suffit de lui tirer dans les bras ; si l'on veut l'empêcher d'appeler des renforts, on peut détruire sa radio ; si on veut l'empêcher de prendre les jambes à son cou, lui tirer dans les pattes sera efficace. Mais ce que le challenger essaiera surtout, c'est de récupérer les dog tags (plaques d'identitié militaire). Pour ceci, il faut braquer son arme sur l'ennemi lorsqu'on est assez proche de lui. À ce moment-là, notre personnage dit "Freeze !" au soldat qui est contraint de mettre les mains en l'air. Il faut alors le contourner pour arriver en face de lui et viser sa tête. En fonction de la témérité de notre "otage", il tentera ou non de nous mettre le doute. Dans le cas où notre vis-à-vis est coopératif, il se trémousse pour faire tomber son précieux dog tag. Mais si le zigoto oppose de la résistance, au joueur de trouver un moyen de le dissuader.


Snake et Raiden sont tous deux capables de faire des roulades pour passer rapidement d'un endroit à un autre en tout discrétion ou alors pour vite esquiver les dangers. Si Snake effectue une roulade classique, Raiden montre ses talents de gymnaste et nous fait une roue. Celle-ci peut au passage heurter les ennemis.
Malheureusement pour les plus aquaphobes une séquence dans des bâtiments submergés est présente et assez stressante si on ne sait pas trop comment s'y prendre.

Les combats de boss sont comme dans le 1 très réussis, amenés avec une perspective intéressante mais somme toute pas bien compliquées. Je les ai en tout cas trouvé plus simples que dans le premier épisode. On notera la présence d'un mode Boss Survival où il faut enchaîner tous les boss du jeu avec la même jauge de vie.

L'inventaire en deux menus déroulants n'a pas changé mais on y trouver des nouveaux gadgets. On notera les différents détecteurs (de vie, de C4...) et le spray qui gèle les bombes (oui oui) qui apportent de nouvelles façons de jouer et de varier les situations.
On notera également la première apparition des casiers dans lesquels on peut se cacher et la possibilité de cacher les corps (ils ne disparaissent plus).
Bref, rien à redire sur le gameplay, qui se place toujours entre souplesse et rigidité pour un confort que je trouve appréciable. Même si les séquences où l'on joue vraiment ne prennent pas des proportions énormes, elles ont le mérite d'être très plaisantes.


Graphismes
Le passage à la PS2 s'est effectué sans aucun souci. Encore aujourd'hui le jeu est plaisant à regarder, avec ces décors encore plus détaillées et mieux modélisés. Les protagonistes ne sont pas en reste avec un soin indéniable apporté à leur modélisation, notamment en ce qui concerne les visages. Les effets spéciaux sont également de bonne facture.
Vraiment, j'ai toujours eu du mal à trouver des défauts graphiques à ce jeu.


Bande sonore
Pour la première fois dans la série, Harry Gregson-Williams, un compositeur anglais qui a participé à pas mal de films, se joint à Norihiko Hibino pour réalise la BO. Pour le coup, les musiques sont encore plus réussies que dans le un avec un souffle hollywoodien supplémentaire.
Au niveau des bruitages du jeu, ça reste dans le classique et l'efficace. Les sons propres à la série (l'alarme, les soldats qui nous repèrent...) ont été conservés.
Et chose très importante, on a enfin le droit aux voix américaines ! Fini les nanards français du premier épisode, place à la classe attitude. Il faut avouer que c'est carrément mieux comme ça vu la qualité des doublages. Ce qui était le défaut du jeu pour MGS 1 devient ici une sacrée force et les personnages peuvent enfin délivrer tout leur potentiel charismatique.
Conclusion
Faire suite à l'un des meilleurs jeux de l'histoire n'est certainement pas ce qu'il y a de plus simple mais Hideo Kojima et sa team ont su faire peut-être encore mieux en proposant une histoire pleine de richesse, un gameplay amélioré, des musiques toujours aussi grandises et des personnages tout à fait charismatiques.
Que demande le peuple ? Un nouvel épisode ? Ça tombe bien, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater nous en apprend plus sur les origines des Patriotes, à ce que j'ai entendu dire...
Les + :
- - Gameplay carré
- - Graphismes parfaits pour le genre
- - Scénario en béton armé
- - Personnages charismatiques
- - Musiques excellentes
- - Relation entre le joueur et le jeu
- - Clins d'oeil au premier épisode
Les - :
- - Des problèmes dans les sous-titres avec des fautes de frappe fréquentes
- - J'ai perdu le livret du jeu


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