Coup d'oeil dans le rétro #5 : Metal Gear Solid

 

Introduction

Avec cet article je ne vais surprendre personne puisqu'il concerne un jeu mythique, tout simplement, que je me devais de faire (enfin !). Avec l'image ci-dessus vous l'aurez déjà compris, il s'agit de Metal Gear Solid sur PlayStation 1. Il s'agit de l'épisode qui a fait connaître au monde entier la série initiée par Hideo Kojima sur MSX 2 et NES, qui a l'époque se nommait sobrement Metal Gear, sans le serpent quoi. L'ambition de cet épisode était donc de réussir avec brio le cap de la 3D et proposer un scénario cinématographique au possible.

Et comme j'ai un incroyable sens du timing, vous n'êtes pas sans savoir qu'un MGS Collection HD a été annoncé sur PS3 et Xbox 360. Les joueurs pourront alors s'essayer à MGS 2, 3, et Peace Walker en version reliftée. J'ai eu une grosse déception lors de cette annonce puisque le 1er épisode (pourtant très très important) n'y est pas présent. Je trouve ça bête puisque l'histoire est étroitement liée avec les autres épisodes. Tant pis, il faudra faire l'épisode original sorti sur le PSN ou alors le remake GameCube...

Mon passif dans la série se limitait à MGS 2 : Sons of Liberty et un peu de MGS Portable Ops. Je possèdais déjà MGS 3, mais j'ai préféré attendre de finir le 1 avant de me lancer. Malheureusement, ce n'est pas dans les meilleures conditions que je me suis lancé dans ce MGS puisque on en entend forcément parler quelque part (avec du spoil au passage) et j'avais déjà quelques éléments en main avec le 2ème épisode. Cependant, j'ai vraiment eu envie de faire cet épisode pour en savoir encore plus sur cet univers au background très travaillé.

 

Infiltration sous-marine et base de Shadow Moses

 

Poule, renard, vipère

Dès le début du jeu, l'ambiance nous immerge. C'est le cas de le dire puisque cela se passe sous l'eau. On nous présente une base souterraine en Alaska, Shadow Moses, où des terroristes menés par des anciens de FOX-HOUND (le renard, c'est fait...) menacent de lancer un missile nucléaire si le gouvernement américain ne cède pas à leurs exigences. C'est alors qu'on envoie Rambo Snake (la vipère, c'est fait...) pour écarter la menace nucléaire et sauver le monde d'une probable 3ème guerre mondiale, rien que ça. L'étendue de notre mission ainsi que les principales têtes terroristes (en gros on nous liste les boss xD) nous sont communiquées par le colonel Campbell à travers les nanomachines présentes dans le corps même de notre serpent de l'extrême, si c'est pas la classe. BREEEEEF !!! Notre serpent d'eau débarque sur la base depuis les bas-fonds avec sa combinaison tout-terrain et son masque à oxygène. C'est ainsi que cette grande aventure commence.


Alors qu'on essaie de se frayer un chemin à travers la base, on est très souvent interrompu par les fameux appels de Codec, qui sont pour moi sont LA marque de fabrique de la série. Si l'interlocuteur principal est Roy Campbell, un ami de Snake et dirigeant de l'opération, le casting s'étoffe rapidement que ce soit avec des personnages présents sur Shadow Moses ou bien avec d'autres bien au chaud et loin d'ici. Et ce qui fait plaisir, ce sont ces dialogues traitant parfois de questions existentielles ne concernant pas nécessairement la mission. Ainsi, les personnages sont plus profonds et ne sont pas des coquilles vides comme dans beaucoup d'autres jeux. Tellement profonds que quelques surprises attendent au tournant, je n'en dis pas plus.

 

Discussion avec Naomi et le Colonel Roy Campbell...

 

Il faut dire aussi que MGS dépend énormément de son scénario puisque c'est le centre névralgique du jeu. Les cut-scènes et séquences de Codec occupent une bonne partie du temps de jeu. Les cut-scènes, justement, ne sont pas en reste face au Codec puisque elles joignent les dialogues à l'action et à l'ambiance. Tout le monde se souvient de ce couloir où reposent plusieurs soldats apparemment massacrés par un personnage mystérieux (les fans auront remarqué le clin d'œil fait dans MGS 2 avec Vamp') ou la rencontre très importante avec Meryl. Le sérieux et l'humour (présent mais pas trop) cohabitent très facilement et rendent le tout très prenant. Les protagonistes ont tous des personnalités très marquées qu'on arrive à mieux cerner lorsqu'ils sont sur le seuil de la mort (à croire que tout le monde meure dans ce jeu). Mention spéciale à la sauvage Sniper Wolf. De toute façon, les affrontements avec les boss sont les passages les plus mémorables et mythique de ce MGS.

 

 

Bref, entre complots, nucléaire, guerres, vengeance, compréhension de soi ou encore génétique, l'histoire de ce MGS balaie beaucoup de thèmes avec brio et réussit à faire passer quelques messages sûrement chers à Hideo Kojima. L'aspect historique et réaliste de certains éléments arrive à s'imbriquer avec des choses un peu plus fantastiques et futuristes pour un mélange parfaitement cohérent.

Le seul bémol à mes yeux se trouve au niveau de son doublage français tristement célèbre. Si certaines voix passent encore (Snake et Campbell), d'autres sont totalement guignolesques et gâchent la personnalité du personnage en VO. Je retiendrais surtout Otacon, le scientifique peureux archi-caricaturé totalement différent du Otacon de MGS 2, Gray Fox, un personnage carrément classe qui se tape une voix qui l'est nettement moins ("Fais moi sentir vivant !") et le meilleur pour la fin avec Psycho Mantis, un psychopathe à la voix tellement mauvaise qu'elle en est culte.

 

 

 

Ah, c'est juste un carton

Après l'histoire, le gameplay bien sûr ! Cet épisode est celui qui instaure tout un tas de codes auxquels les autres épisodes seront fidèles. Le fameux "Tactical Espionage Action" inscrit au-dessus du logo de Metal Gear Solid donne déjà quelques indications mais le mot idéal pour définir MGS est bien entendu "infiltration". Notre personnage ayant une constitution presque normale, les balles sont meutrières et la mort arrive très vite si on la joue bourrin à tout va. Peut-être pas autant que Splinter Cell, cela dit. Le jeu se structure en zones (en intérieur ou en extérieurs frisquets) où des soldats génomes patrouillent très souvent. Les dangers sont multiples entre mines, caméras de sécurité, tourelles et gardes. Pour se faufiler, il faut alterner éliminations discrètes, infiltration rapide mais silencieuse ou encore brouillage des systèmes électroniques. Pour tuer discrètement, il faut bien entendu faire le moins de bruit possible donc éviter les sols résonnants et les armes à feu dépourvus de silencieux. Le corps-à-corps est la base pour mettre les soldats hors-circuit mais comme il faut se rapprocher de ses ennemis les mauvaises surprises peuvent survenir entre manipulations ratée ou garde qui se retourne. L'observation est alors un élément essentiel à l'infiltration. En fonction de la difficulté, le radar est disponible ou non. Mais le radar est pour moi tellement indispensable que je ne sais pas comment je m'en sortirais sans. Dessus, les décors y sont schématisés, et les ennemis ainsi que les caméras (avec leur champ de vision dans les deux cas) y sont indiqués. Cela permet alors de planifier nos prochaines actions mais aussi de voir où l'on se trouve.

Les boîtes en carton résistent même aux attaques nucléaires. CQFD

 

En tant qu'agent secret, Snake est bien entendu capable de réaliser plusieurs sortes de mouvements. On a l'enchainement au corps-à-corps, la possiblité de se plaquer contre les murs, la vue à la première personne, le toc toc contre les murs pour attirer les gardes et aussi la possiblité de ramper au sol tel une vipère. Chacun à son utilité, certains sont indispensables, d'autres sont très utiles. Au cours du jeu, on ramassera tout un panel de gadgets et armes : fusil d'assaut, lance-roquettes, fusil sniper, grenades de différents types, les mythiques boîtes en carton, le masque à gaz, les fameuses rations pour se remettre de la vie, lunettes nocturnes et tout le tatouin. Certains ne seront utiles qu'à certains passages bien précis du jeu.

 

Balade dans les conduits et vision thermique.

 

La maniement de Snake se placant entre rigidité et souplesse m'a paru très argréable et le seul petit regret que j'ai n'existerait probablement pas si je n'avais pas fait le 2ème épisode avant. En effet, le fait de pouvoir tirer à la 1ère personne ainsi que de viser depuis un mur n'était pas encore présent à l'époque, et il faut dire que ce sontt des éléments très pratiques. Mais la bonne idée des objets dans les deux panneaux latéraux (un pour les "gadgets", l'autre pour les armes) était déjà présente.

Ce qui est très plaisant dans ce jeu c'est la variété des situations. Pour chaque séquence, on utilise le gameplay différement. L'aspect répétitif est donc absent. Les combats de boss interviennent assez régulièrement et sont vraiment bien mis en scène, un des gros points forts du jeu. Les game designer ont même eu l'audace de créer un lien entre les personnages et le joueur notamment lors de l'affrontement de Psycho Mantis. Et si jamais on se trouve bloqué quelque part où qu'on ne sait pas trop quoi faire, on peut faire appeller les différents personnages par Codec pour qu'ils nous donnent des informations et astuces parfois cruciales.

 

Lecture de memory card et images filmées.

 

"Meryl a un sacré derrière"

Sorti en 1998 (aux USA), le jeu n'a pas mal vieilli malgré ses 13 ans d'âge. Les personnages sont plutôt bien modélisés même si les visages manquent d'un petit quelque chose pour bien les identifier (les yeux je pense). Les animations sont bien foutues, surtout lors des cinématiques qui ne souffrent pas du syndrome habituel des jeux PS1. Ce qui m'a surtout plu sont les décors assez détaillés et vraiment loin d'être moches malgré la coloration assez froide mais dans le ton "métallique" du jeu

Les séquences de Codec sont bien réalisée avec les portraits des personnages qui sont dessinés mais également animés, ce qui évite une certaine staticité. Certes ça reste des mouvements de lèvres ou des expressions qui changent parfois mais ça suffit à insuffler un peu de vie.


 

 

Tuluuluut Tuluulut... Tululuut Tululuut...

À l'époque, le célèbre compositeur de musiques de films Harry Gregson Wiiliams n'était pas encore aux commandes.  Ce sont les musiciens maison de Konami qui se sont occupés des musiques. La bande-son s'inspire largement des grosses productions hollywoodiennes pour un résultat de très bonne facture. C'est épique, ça gère bien les rythmes, bref c'est excellent. Toutes les scènes dramatiques possèdent le thème qui fait forcément effet. Et même malgré les doublages ratés, l'émotion est quasi-intacte grâce à cette musique. Je ne peux m'empêcher de mettre bien évidemment le thème principal du jeu, qui reste un des meilleurs parmi tous les jeux existants.

 

 

Metal Gear Solid - Main Theme

 

  Enclosure


 
 

Conclusion

Metal Gear Solid est sans conteste un jeu phare de l'histoire du jeu vidéo et un si ce n'est le meilleur jeu de la PS1. Histoire, gameplay, ambiance, musique... Chaque séquence de ce jeu est unique et mémorable (qu'elle soit jouable ou non).

Et à l'époque, les dernières paroles qui intervenaient après le générique ont dû générer un grosse attente pour un 2nd épisode. Si c'est pas du gros cliffhanger ça ^^

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Huto - 17/06/2011 à 15:38
4
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Alien
XP : 301
Meteor - 18/06/2011 à 11:22
le jeu presque parfait le seul truque que j'ai détesté dans mgs 1 sur ps1 se sont les doublage affreux qui te donne envie de te pendre :lol:
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??
XP : 8133
Huto - 17/06/2011 à 17:35
Je comprends pas pourquoi ils font chier en désactivant les intégrations de vidéo, Youtube...
Bref, vous pouvez toujours les écouter en cliquant sur "Visionner sur Youtube".
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Padawan
XP : 1002
om59ar - 17/06/2011 à 16:21
on peut pas visioné la video a changé ^^
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Dragon slayer
XP : 13270
Angels - 17/06/2011 à 15:42
Merci pour cette avis et j'adore ton style :ok:
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